mardi 23 avril 2013

Vintage Hockey Collector, le livre pour tout savoir sur les collections de hockey


Vous avez mis le doigt dans le tordeur qui happe les collectionneurs de hockey? Vous voulez tout savoir sur le monde des memorabilias et cartes de hockey? Le livre Vintage hockey collector price guide de Bobby Burrell est alors devenu un must pour vous.  Grand collectionneur de vintage*, Burrell a recensé un maximum d’items qui font l’envie des «hockeyphiles» à partir du début de la production d’objets de collections (1910) jusqu’à la fin des années 1980, date du grand crash — le marché des cartes de hockey s’est emballé furieusement à la fin des années 1980 pour s’effondrer lourdement au début de la décennie 90.

L’intérêt du livre réside dans la classification chronologique de ces artéfacts et, surtout, dans les photos contenues (2800, selon la couverture) dans le livre de 310 pages toutes en couleurs. Le recueil est divisé en décennies en partant du plus vieux matériel, soit la série de 36 cartes de hockey d’Imperial Tobacco appelée C56 et la fabuleuse série de 45 cartes postales Sweet Caporal 1910-11, série la plus coûteuse actuellement. Une série complète gradée de ces cartes a récemment été vendue pour la modeste somme de 158 678$ sur le site d’enchères Classic Auctions. Cette somme n’inclut pas les frais du marchand et les taxes (ajoutez près de 40% au total).

Le livre fait un survol exhaustif de toutes les séries possible, mais, en plus, il illustre tous les items qui s’y rattachent comme le papier d’emballage du paquet dans lesquelles les cartes étaient contenues, les boîtes de cartons qui contenaient tous ces paquets, les insertions spéciales dans chaque série, etc. Toutes ces choses sont hautement recherchées par les collectionneurs et souvent plus rares que les cartes elle-mêmes.

Au haut de chaque page se trouve un bref descriptif technique des items: dimension des cartes, nombre de cartes dans la série et autres détails intéressants. On y inclut aussi une évaluation des coûts d’acquisition sur le marché. Cette échelle d’évaluation est très approximative, loin de suivre les tendances du marché comme le magazine Beckett auquel on vous conseille de vous référer pour une évaluation plus précise. Cette partie est à prendre avec un grain de sel. Le bouquin date déjà de quelques années. Il faut considérer une certaine évolution du marché même si les prix sont plutôt stagnant où, au mieux, en très légère hausse. Deuxièmement, l’évaluation de certains items est parfois erronée. Normal, on ne magazine généralement qu’une seule fois un item. Il est possible que Burrell ait acquis un objet depuis longtemps ou lorsque sa valeur était plus élevée ou l’inverse. De plus certains items sont sujets à des modes, même dans le milieu des objets antiques. Il faut donc prendre les prix suggérés par Burrell comme une base d’évaluation plutôt que comme une référence absolue.

Un travail de moine
Burrell a fait un travail colossal pour rassembler et photographier
La série 1971-72 d’OPC avec toutes ses variantes:
carte, arrière de la carte, paquet complet,
insertions, emballage et boîte complète.
tous ces items et mérite un sacré coup de chapeau pour cet exploit. Bien sûr, tout n’est pas parfait. On recense quelques erreurs dans le bouquin. Par exemple: on attribue les dates de 1911-12 à la série de cartes postales mentionnée plus haut alors que la plupart des experts datent la série de 1910-11. Autre erreur:  la série des Ice Kings de 1933 est illustrée par une carte de Tiny Thompson de la série 1937 — une erreur navrante car cette série aux tons sépias agrémentés d’une touche de couleur chair dans les visages était particulièrement réussie. Le principal reproche qu’on pourrait faire à ce livre — et il est mineur — est l’absence de graphisme adéquat. L’esthétique de la présentation est faible et le texte se poursuit parfois jusqu’à l’intérieur du pli, rendant la lecture ardue. Des erreurs qu’un graphiste chevronné aurait évitées. Un graphiste aurait aussi évité la principale maladresse du livre: sa page couverture à l’esthétique douteuse.

Malgré tout, le livre de Burrell est un objet indispensable pour les collectionneurs. Non seulement, il est fort utile, mais il constitue un très bon livre de chevet pour tout amateur. On peut se le procurer à l’adresse suivante vintagehockeycollector.com pour 40$ ou chez plusieurs marchands de souvenirs sportifs.

* Le terme vintage est généralement employé par les collectionneurs pour définir ce qui date d’avant 1990. Chacun possède sa définition; certains disent que tout ce qui est plus vieux que 1980 n’a plus de réelle valeur de collection et, par le fait, ne mérite pas d’être appelé «vintage». D’autres sont plus puristes dans leur appellation et arguent que la série 1971-72 fut la dernière qui méritait ce sceau symbolique.

2 commentaires:

  1. Vos articles sont géniaux ! Vraiment intéressant comme blogs (oui, au pluriel) :)... Dites moi, avez une critique concernant la récente mise-à-jour de ce livre ?

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  2. La deuxième édition du livre de Burrell est nettement moins intéressante que la première. Burrell a choisi de miser gros sur les listes de prix. Ces listes occupent une grande surface dans les pages, rognant sur l’espace alloué aux illustrations, un des points forts de la première édition.
    En axant sa nouvelle mouture sur les listes de prix, il concurrence directement le magazine Beckett qui possède une généreuse longueur d’avance en ce domaine. Les prix fluctuent avec le temps, ce qui rendra le livre de Burrell moins pertinent avec le temps.
    Burrell a tout de même ajouté quelques items à sa palette si on compare ce livre au précédent, le rendant encore plus remarquable.
    Le seul bémol mentionné au premier opus était l’absence de graphisme adéquat. La deuxième édition n’a clairement pas remédié à ce problème. On remarque plusieurs erreurs de base dans le graphisme. Premièrement, un bon graphiste aurait réduit la taille des caractères des interminables listes de prix, comme Beckett le fait. Cela aurait permis de sauver un espace considérable qui aurait pu être employé à mieux illustrer le livre et le rendre plus attrayant.
    Deuxièmement, l’ajout d’un professionnel aurait évité d’imprimer les listes trop près du centre du livre, rendant la lecture des listes de prix impossible à moins d’écraser dangereusement le livre.
    Cela dit, ce document reste attrayant. Le travail colossal et méticuleux de Burrell mérite d’être souligné. Je vous conseille de vous procurer la première édition du livre de Bobby Burrel, mais, comme il est discontinué et rare, la deuxième constitue un choix valable.

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