mercredi 28 décembre 2011

Note décevante pour la série OPC 2010-11 et amélioration pour 2011-12

La série annuelle O-Pee-Chee (OPC) est l’une de nos favorites. Habituellement, il s’agit de la collection de cartes de hockey la plus complète sur le marché avec 500 cartes dans l’ensemble de base en plus de 50 cartes de légendes du hockey et de 50 cartes recrues. Seule la série Score offre un aussi grand choix de joueurs depuis deux ans seulement, année où la LNH a décidé de scinder les droits de production de ses cartes entre deux compagnies soit Panini et Upper Deck qui possèdent la marque OPC.

Les cartes loterie
500 cartes de base, cela veut dire qu’on retrouve presque tous les joueurs de chaque équipe. La plupart des autres séries se contentent de nous offrir les vedettes de chaque équipe et oublient les Hal Gill ou Daniel Paillé, des rouages importants de leur équipe malgré tout, qu’il fait bon revoir 20 ans plus tard. Ces autres séries s’inscrivent dans une catégorie qu’on appelle les séries de cartes loterie où le but de la collection n’est pas de posséder l’ensemble complet, mais d’obtenir des cartes spéciales à valeur ajoutée comme les autographes, les morceaux de pièce d’équipement ou les éditions limitées de cartes rares. L’acheteur ouvre un paquet de ces séries comme on frotte un gratteux au dépanneur et se soucie peu des cartes de base que contiennent ce paquet. Ce qu’il vise, c’est d’obtenir LA carte, celle à la plus grande valeur ajoutée.

La saison 2010-11
La boîte réservée à l’espace de la photo
a une forme étrange arrondie sur le bas.
Les photos les plus efficaces pour ce
drôle de cadrage sont celles où le
joueur penche vers la droite comme
sur cette carte de Ryan Kesler.
L’édition de 2009-10 avait causé une agréable surprise avec sa série parallèle qui imitait le design des cartes O-Pee-Chee de 1979-80, l’année où la carte recrue de Wayne Gretzky était publiée. On pouvait même parler d’un engouement très fort pour cette série qui elle-même avait été précédée d’une très bonne édition en 2008-09. Inutile de dire que les attentes étaient élevées pour les OPC des années suivantes. 

La cuvée de 2010-2011 est décevante en comparaison avec les précédentes. Le design des cartes de base est surchargé et l'espace réservé à la photo est trop petit, mais surtout la forme étrange de cette boîte arrondie fortement dans le coin inférieur droit est très contraignante pour le choix de la photo. Pour être efficace, il faut choisir une photo où le joueur est incliné vers la droite sinon le coin inférieur droit rogne forcément ses jambes. Format peu pratique pour les photos de gardiens de but qui sont habituellement sur la largeur.

La forme arquée du cadre supérieur
de la photo contraint inutilement son
espace. Le lettrage au haut de la carte
est inutilement décoratif et que dire
du choix de la photo de Robinson?
Les équipes d’étoiles sont pratiquement impossibles à assembler. Pour une raison obscure, il faut acheter des quantité phénoménales de boîtes, sinon de caisses, pour obtenir les joueurs des deux équipes d’étoiles. La série offre aussi des versions Rainbow de ses cartes soit une version avec impression à effet métallique qui n’offre pas d’avantages sur le set de base et qui coûte nettement plus cher.
La version parallèle de
2010-11 est plus intéressante.

L'ensemble de base version parallèle était plus réussi avec sa forme de bouclier très coloré aux couleurs vives. Ce design était particulièrement efficace avec des gros plans des joueurs découpés sur fond coloré. On ne peut par contre utiliser les gros plans pour chaque carte car l’effet d’ensemble trop répétitif aurait paru ennuyant.

La partie la moins réussie qui gâche cette série est celle des cartes recrues et des légendes du hockey. Que dire de l’affreuse entête qui coiffe ces cartes? Une typographie courbée colorée d’un dégradé de couleurs dans une forme bizarre qui réduit inutilement l’espace de la photo! Bref, une édition à oublier.


Amélioration en 2011-12
Tyler Seguin en version de base.
La version 2011-12 montre une belle amélioration sur la précédente en reprenant une présentation assez semblable malgré tout. La grande différence entre les deux séries est la sobriété du design. Cadrage plus classique sur fond bleu ciel et gris, typographie plus retenue (adieu le dégradé de couleur dans le lettrage) et l’espace de la photo est encore légèrement réduit par une oblique au bas de la carte, droite cette fois-là. L’oblique est plus contraignante pour les cartes légendes et recrues car elle est située en haut de la carte. Ceci oblige presque toujours l’utilisation d’un gros plan pour ces cartes.

Un des désavantages des séries O-Pee-Chee est l’absence des meilleures recrues dans les ensembles. Comme elle sont mises en marché assez rapidement à l’automne, la production de ces cartes est faite durant le camp d’entraînement. Depuis quelques années, une règle régit la production des cartes recrues des joueurs: le joueur doit avoir disputé au moins un match officiel dans la LNH avant que l’on puisse produire sa carte recrue. Cette règle a mis de l’ordre dans l’anarchie qui régnait sur le marché auparavant, mais elle fait en sorte que les acheteurs de cette série doivent se priver des surdoués qui entament la saison avec le grand club. Une option pour les collectionneurs est de se procurer la mise à jour (Update Serie) qu’OPC met sur le marché en fin de saison.

Bobby Orr version rétro.
La carte d’Howie Morenz
en 1933-34, la série
originale d’O-Pee-Chee
qui a servi d’inspiration
à la version rétro.
La série rétro est aussi très intéressante cette saison. Elle s’inspire de la toute première série produite par la compagnie en 1933, la V304A et sa suite la V304B, des cartes magnifiques où les joueurs (certains immortels du hockey comme Eddie Shore et Howie Morenz) étaient imprimés en noir et blanc sur un fond d’une autre couleur en aplat. Les amateurs de vintage adorent, mais elles déplaisent à ceux qui préfèrent un design plus moderne. 

On peut trouver les 600 premières cartes des deux dernières séries OPC (le set de base avec les 50 cartes légendes et les 50 cartes recrues) pour environ 125$ à 200$ sur le marché. Ces séries ne font que gagner en valeur avec les années.

lundi 21 novembre 2011

Sidney Crosby enfin de retour

Sid the Kid est enfin de retour dans un match de la LNH. Mais comment sera son jeu dorénavant?

De nombreuses questions demeurent: est-il vraiment rétabli? Retrouvera-t-il le niveau exceptionnel de jeu qu’il avait avant sa blessure? Est-ce la première d’une série de commotions cérébrales qui écourtera sa carrière comme les blessures aux genoux ont miné la performance de Bobby Orr plusieurs années auparavant? Nous le saurons bientôt.

En attendant, nous vous offrons la fiche de cette saison de David Steckel, celui qui a été à l’origine de la blessure de Sidney Crosby: 21 matchs, quatre buts, aucune passe, quatre points, quatre minutes de pénalité, fiche de moins quatre.
Brillant, n’est-ce pas? Aucune suspension n’avait été donnée sur le jeu.

Nous offrons aussi le nom des 15 joueurs qui sont toujours sur la liste des blessés à cause de commotion cérébrale: Marc Savard (carrière compromise), Ryan Miller, Ryan Murphy, Jeremy Morin, Kim Johnson, Joey Hishon, Radek Martinek, Marco Scandella, Marek Zidlicky, Guillaume Latendresse, Tony Lucia, James Marcou, Andy McDonald, David Perron et Taylor Ellington. Toujours pas de problèmes, M. Bettman?

Où étiez-vous lorsque Scott Gomez a marqué son dernier but?
On se rappelle l’endroit où on se trouvait lorsque John Lennon est mort ou lorsque Paul Henderson a compté le but qui procurait la victoire du Canada à la Série du siècle en 1972. Actuellement, le jeu à la mode semble être de se rappeler le dernier but de Scott Gomez. Tout le monde semble se rappeler ce moment mémorable.

Honnêtement, il y a tellement longtemps que j’ai peine à m’en rappeler. Je crois que j’étais à Dallas et que la lecture du compte-rendu de ce match mémorable m’avait fait manquer l’assassinat de John F. Kennedy. J’ai plus de chances de me rappeler de son prochain à Hamilton.

Gary Bettman observe la situation de près.-  Illustration André Rivest

vendredi 11 novembre 2011

George Owen aussi important à l'implantation des Bruins qu'Eddie Shore

Les Bruins de Boston ont été la première équipe de la LNH aux États-Unis. Ils ont été fondés en 1924-25 par Charles Adams, un riche commerçant de Boston qui s'était entiché du hockey lors d'un voyage à Montréal.

La première édition des Bruins assemblée tant bien que mal par Art Ross a connu son lot de déboires. Les joueurs de cette première équipe n’ont pour la plupart pas terminé la saison avec les Bruins. Dans les buts on retrouvait Hec Fowler (?) et devant lui, Werner Schnarr, Alfie Skinner, Curly Headley, Smokey Harris —qui n'avait qu'un oeil— et George Redding qui avait dû terminer le premier match de l'histoire des Bruins dans les buts à la place de Fowler. Les Bruins avaient perdu ce match 11-0 aux mains des St.Pats de Toronto.

Les Bruins avaient terminé cette première saison bons derniers avec une piètre fiche de 6 victoires et 24 défaites. Un seul de leurs joueurs avait obtenu plus de 5 buts, Jimmy Herberts qui avait compté 17 buts (35% de l'attaque des Bruins).

Ce n’est que la saison suivante avec l'arrivée de Sprague Cleghorn et de Lionel Hitchman —acheté des Senators d'Ottawa, il deviendra un des piliers de la défense des Bruins pour une dizaine d'années— et grâce à la remise en forme de Carson Cooper que les Bruins atteindront la respectabilité.

L’arrivée d’Eddie Shore en 1927 qui en a fait de réels aspirants à la Coupe Stanley. Shore était un défenseur aussi robuste que spectaculaire. Ses montées à l'emporte-pièce électrisaient les foules autant que ses mises en échec percutantes. On dit de lui qu'il a été de loin le meilleur défenseur que le hockey n'ait jamais eu jusqu'à l'arrivée de Doug Harvey et Bobby Orr. Dernièrement, le magazine Hockey News l’avait classé au troisième rang de son palmarès des meilleurs défenseurs de tous les temps derrière ces deux monuments.

Eddie Shore faisait courir les foules bostonnaises, mais, curieusement, c’était un défenseur qui n'avait joué que cinq saisons avec les Bruins qui avait assuré leur succès d'estime. Owen, bien que natif d'Hamilton, avait grandi dans une banlieue cossue de Boston. Il avait été diplômé d'Harvard, célèbre université de cette ville. Lors de ses études, il avait été choisi pour représenter l'université dans neuf sports différents, un véritable exploit. Le sport qu’il préférait par dessus tout était le hockey.

Owen faisait l'envie des Bruins, autant pour ses qualités athlétiques que pour l'attrait qu'il représentait auprès de la haute société bostonnaise. En tant que gentleman, Owen réprouvait l'idée de faire du sport pour de l'argent. On l'avait éduqué à pratiquer le sport pour l'honneur seul de défendre les couleurs de son institution. Il refusa plusieurs fois les offres d'Art Ross. Connie Smythe tenta aussi de l'enrôler pour ses Maple Leafs, de sorte que Ross changeât sa tactique.

Les journaux publièrent que Ross avait offert 12 000$ à Owen en plus d'un boi de 5000$ si l'équipe gagnait la Coupe Stanley. Cette somme était du jamais vu dans la Ligue et même les meilleurs joueurs comme Morenz ou Shore ne gagnaient pas autant d'argent. La nouvelle eut l'effet d'une bombe dans les journaux de Boston. La publicité générée par ces articles avait mis Owen sous les réflecteurs et il finit par accepter de se joindre aux Bruins en 1928.

Owen avait peu pratiqué en vue de la saison et répugnait un peu de se joindre à cette bande de mercenaires du sport. Eddie Shore avait compris le dilemme de son nouveau coéquipier et avait décidé de le prendre sous son aile. Lors de son premier match, Shore avat été jumelé à Owen et l'avait guidé pas à pas dans la partie. Il lui avait parlé constamment et, chaque fois qu'Owen s'aventurait avec la rondelle dans le territoire ennemi, Shore veillait à couvrir ses arrières. Owen a compté son premier but dans la LNH lors de ce match et fut voté l'étoile du match. Depuis ce match, il n'eut plus jamais de scrupules à jouer au hockey professionnel.

Sa présence dans les rangs des Bruins a attiré la bonne société bostonnaise. Les familles envahissaient enfin les estrades. On s'habillait de ses plus beaux habits pour assister aux matchs des Bruins. La présence d'Owen avait assuré la crédibilité des Bruins à Boston.

samedi 29 octobre 2011

Raymond Bourque au Salon de Toronto - Liste des invités

Plus que quelques jours avant la grande exposition de Toronto, la plus grande pour les collectionneurs de hockey. Les prix des autographes varient parfois selon la grandeur des items à autographier. Les rondelles, figurines ou photographies sont appelés items réguliers. Les grands (jerseys, peintures, etc) sont appelés Premium. Il y a même une catégorie Médium qui ne s’applique qu’à Gordie Howe. 


Voici la liste des invités qui seront présents pour signer des autographes et les prix demandés:


Vendredi 11 novembre
19h - Peter Mahovlich - 20$ peu importe l’item à autographier
19h - Steve Shutt - Réguliers 20$ et 30$ pour les Premiums
19h - Mike Keane - 20$ peu importe l’item à autographier


Samedi 12 novembre
11h30 - Doug Gilmour - Réguliers 40$ et Premiums 60$
11h30 - Dave Andreychuk - Réguliers 30$ et Premiums 40$
13h - Curtis Joseph - Réguliers 35$ et Premiums 45$


Dimanche 13 novembre
11h à 12h - Raymond Bourque - Réguliers 50$ et Premiums 70$ + 10$ de frais d’inscription
11h à 12h - Peter Stastny - Réguliers 25$ et Premiums 35$
11h à 12h - Anton Stastny - 20$ peu importe l’item à autographier
11h à 12h - Marian Stastny - 20$ peu importe l’item à autographier
14h à 15h - Marty Pavelich - 20$ peu importe l’item à autographier
14h à 15h30 - Gordie Howe - Réguliers 99$, Médiums 149$ et Premiums 299$


Renseignements au http://www.sportcardexpo.com.

jeudi 27 octobre 2011

Journée faste pour le Canadien: Pierre Gauthier a parlé!

Le Canadien est de retour en une.
Bravo à La Presse pour son nouveau design.
Enfin une victoire! La deuxième de la saison après plusieurs défaites, la centième de la carrière de Carey Price qui a finalement remisé son masque rose et Max Pacioretty*, blessé, obtient deux buts.


Et pas une petite victoire! Contre les puissants Flyers de Philadelphie, madame! Une victoire nette, incontestée, brillante. Erik Cole était tout feu tout flamme et fonçait au filet comme un tank. David Desharnais, le meilleur joueur de l’équipe depuis le début de la saison, jouait les magiciens. Les deux Suisses, Diaz et Weber, jouaient très bien. Quand on pense que Jacques Martin ne voulait même pas faire jouer Weber à la défensive pendant le camp d’entraînement…


Mieux encore, sa Majesté Pierre Gauthier 1er, directeur général de l’équipe et résident de Burlington USA**, daigne même adresser la parole aux méchants journalistes pour expliquer le congédiement de l’entraîneur adjoint Perry Pearn. Un de moins dans l’ancienne clique des Senators.


*Pacioretty: le futur capitaine du Canadien? Le véritable capitaine porte le numéro 26.


**C’est si beau Burlington et on ne risque pas d’y être importuné par les fans en délire qui, au bout du compte, paient son salaire.

samedi 15 octobre 2011

De la compétition pour le Sports Illustrated, lancement de la revue Sportsnet

Le réseau de télé canadien Sportsnet lançait cette semaine un nouveau magazine en anglais simplement intitulé Sportsnet. Le magazine couvre tous les sports populaires au Canada et son premier numéro, dont le lancement coïncide avec le début de la saison de la LNH, fait une grande place au hockey. La première page du magazine met en évidence l’enfant chéri des Canadiens, Sidney Crosby. Excellent choix pour lancer le produit même si cette première une est un peu encombrée. On remarque aussi le fond bleu de la une, la couleur emblématique du réseau qui a aussi profité de l’occasion pour revamper le visuel de la présentation des émissions de télé de ses stations. Le logo aussi a subi un remodelage appliqué aux deux médias.

Après une première lecture, on s’aperçoit vite que le magazine tente de concurrencer le vénérable Sports Illustrated

Son format est le même. La présentation est très semblable. Ils reprennent même l’idée des trois pages de photos spectaculaires en début de numéro. Le graphisme de la revue est très semblable, bien que nettement meilleur dans le Sportsnet. La référence de base en cette matière est encore une fois le SI (Sports Illustrated) de préférence au graphisme du ESPN magazine, le meilleur magazine sportif au point de vue de l’audace visuelle.

Si le graphisme est moins osé, on ne peut par contre rien lui reprocher. Les infographies sont nombreuses et claires. La mise en page est somptueuse. Les sont photos sont excellentes et la production du magazine est impeccable. La grande différence avec le compétiteur américain est la plus grande couverture que l’on fait au hockey, un point faible dans le Sports Illustrated, ce qui saura plaire aux lecteurs canadiens. Là où le SI possède encore une avance, c’est au niveau de la grande notoriété de ses journalistes notamment Tom Verducci au baseball et Michael Farber, le meilleur journaliste pour écrire un papier sur le hockey (un ancien de la Gazette).

Graphisme somptueux, bonne utilisation de l’infographie,
le Sportsnet a tout pour plaire.
Sportsnet a aussi réussi à attirer quelques bonnes plumes dont l’excellent Stephen Brunt, chroniqueur au Globe & Mail. Le magazine semble privilégier les bons auteurs de préférence aux vedettes pour signer ses articles, une pratique courante dans les magazines en français notamment chez Hockey le Magazine

Il faut par contre se poser des questions sur le fait même de lancer un nouveau magazine sportif. À l’heure où la plupart des médias écrits en arrachent, la tendance est plutôt à fermer des revues plutôt qu’à en partir de nouveaux. Les magazines sportifs ont toujours été les parents pauvres de l’industrie et l’état du marché n’est guère encourageant. Tant mieux si le Sportsnet est coiffé de succès. On ne peut que s’en réjouir car il a tout pour nous plaire.

On vous invite à y jeter un coup d’oeil. Il en vaut la peine.

samedi 8 octobre 2011

Le Salon des collectionneurs d’octobre 2011 dévoile le nom de ses invités spéciaux

L’International des collectionneurs présenté au Centre Pierre-Charbonneau à Montréal recevra huit anciens Nordiques de Québec les 21, 22 et 23 octobre 2011, soit l’ancien dur-à-cuire Wally Weir, Alain Côté, Réal Cloutier, Dave Pichette, André Dupont, Richard Sévigny, Steven Finn et l’ex-entraîneur Michel Bergeron.

Trois anciens joueurs du Canadien signeront aussi des autographes: André Pronovost, Yvan Cournoyer et Chris Nilan. Max Pacioretty et David Desharnais seront les seuls joueurs de l’édition actuelle à venir rencontrer les collectionneurs de Montréal.


L’ex-patineuse de vitesse en courte piste, Isabelle Charest, y sera aussi ainsi que les boxeurs Kevin Bizier et Adonis Stevenson. Le prix d’entrée pour une journée est de 10$ et le prix des autographes varie selon la renommée du signataire.


Voici l’horaire complet des séances de signatures:


André Pronovost a joué pour le
Canadien de 1956 à 1961.
Vendredi
19h à 20h: Richard Sévigny
19h30 à 20h30: Michel Bergeron et Wally Weir
20h à 21h: Isabelle Charest


Samedi
11h30 à 12h30: Yvan Cournoyer
12h30 à 13h30: Chris Nilan
13h30 à 14h30: Réal Cloutier, Alain Côté et Dave Pichette
15h à 16h: Kevin Bizier et Adonis Stevenson


Dimanche
11h à 12h: André Pronovost
11h30 à 12h30: Steven Finn et André Dupont
12h30 à 13h30: David Desharnais
13h à 14h: Max Pacioretty

mardi 20 septembre 2011

Les Twins victimes du 602e sauvetage de Mariano Rivera

Mariano Rivera a profité de la présence des Twins à New York pour dépasser définitivement Trevor Hoffman au premier rang de tous les releveurs de l’histoire. 


Les Twins auront joué un match de trop au Yankee Stadium. Ils disputaient un match tampon inséré entre la série qui mettait aux prises les Yankees et les Blue Jays  à Toronto et celle qui opposait les Yanks aux Rays à New York, mais ce simple match remis précédemment à cause de la pluie les aura fait passer à l'histoire.


Les Yankees menaient par deux points en fin de huitième manche et il menaçaient d’agrandir l’écart, ce qui aurait rendu la présence de Rivera inutile. Nick Swisher s’est présenté au bâton et à frappé dans un double-jeu, mettant fin à la manche. La foule a alors explosé de joie. «Il m’a fallu un moment pour comprendre... C’a été le meilleur double-jeu dans lequel j’ai frappé», disait Swisher après le match.


Les premières notes de Enter Sandman de Metallica (la pièce d’introduction de Rivera) ont résonné dans le Yankee Stadium et les portes de l’enclos des releveurs se sont ouvertes pour laisser passer le grand Mariano Rivera au grand plaisir de la foule.


La dernière manche s’est déroulée à la manière habituelle de Rivera. Après avoir liquidé les deux premiers frappeurs des Twins, le jeune Chris Parmelee s’est présenté au bâton. Il a fendu l’air pour une troisième prise quand la cutter de Mo (le surnom de Rivera) a fait swooosh dans le gant de Russell Martin, encore derrière le marbre pour être témoin de cette nouvelle marque.


Où s’arrêtera-t-il?
Rivera, 41 ans, continuera d’améliorer sa marque. Il reste plus de dix matchs à la saison. De la manière dont il continue de dominer les frappeurs, rien n’indique qu’il prendra sa retraite à la fin de la saison à moins que les Yankees ne remportent la Série mondiale et que Mariano souhaite se retirer en pleine gloire.


Après tout, il ne lui reste plus rien à prouver dans le baseball. En plus de son record, Mariano laissera une fiche fantastique en séries. Une chose est sûre, sa place au Temple de la renommée est déjà assurée.

dimanche 18 septembre 2011

Mariano Rivera égale le record de Trevor Hoffman contre les Blue Jays

La carte de Mariano Rivera dans la série
Topps Heritage 2011
Mariano Rivera pourrait établir le record du plus grand nombre de parties sauvegardées en sol canadien, ce dimanche, face au Blue Jays.

Rivera a égalé le record de Trevor Hoffman en sauvegardant sa 42e partie de la saison, la 601e de sa carrière. Curtis Granderson, le pivot des Yankees cette saison, a effectué le dernier retrait de la partie. Il avait aussi fait produire deux points dans ce match. Alex Rodriguez, de retour dans l’alignement après une longue période sur la liste des blessés, a aussi fait produire trois points et frappé un circuit dans ce match.

Encore une fois, le receveur québécois, Russell Martin, était derrière le marbre pour ce moment historique. Il est venu remplacer le receveur partant Austin Romine en fin de match. Une marque d’appréciation de la part de son gérant, Joe Girardi?

Le match de dimanche après-midi (18 septembre) au Rogers Centre — le domicile des Blue Jays — revêt donc un grand intérêt pour les amateurs puisque Rivera pourrait y établir son record. Les partants devraient être Freddie Garcia pour les Yankees et Brendan Morrow, qui a une mauvaise séquence depuis cinq matchs, pour les Blue Jays. Le match débute à 13h et il est diffusé gratuitement sur mlb.com.

Honnêtement, nous souhaitons que Mariano établisse son record au Yankee Stadium, là où il se doit.

https://dl-web.dropbox.com/get/Public/The%20Yankees%20win.aif?w=0ada885f

jeudi 15 septembre 2011

Mariano Rivera obtient son 600e sauvetage avec l'aide de Russell Martin

Mardi, le 13 septembre, Mariano Rivera des Yankees de New York est devenu le deuxième lanceur de l’histoire à sauvegarder 600 matchs après Trevor Hoffman, un releveur qui avait joué la majeure partie de sa carrière avec les Padres de San Diego.

Le Panaméen Rivera a sauvegardé ce match de la plus belle des façons: un relais de Russell Martin à Derek Jeter —un autre Yankee irréprochable — a retiré Ichiro en tentative de vol et a mis fin au match. 

Autrement dit, le meilleur releveur de tous les temps (Rivera) lance la balle à l’excellent receveur québécois (Martin) qui la relaie au grand ami de Rivera (Jeter), futur membre du Temple de la renommée lui-même qui vient tout juste d’atteindre le mythique plateau des 3000 coups sûrs qui, lui, retire en tentative de vol le très rapide Ichiro, aussi futur membre du Temple. Wow!

Il ne manque plus que deux sauvetages à Rivera pour surpasser le record de Hoffman. Les Blue Jays pourraient passer à l’histoire puisque les Yankees disputent leurs trois prochains matchs à Toronto. Si les Yankees remportent la série et que Mariano les deux matchs, ils auront leur nom gravé dans le livre des records à titre de victimes, un rôle toujours peu enviable. Pas impossible, mais peu probable.

Il reste 14 matchs à la saison des Yankees et les probabilités que les Twins ou les Rays soient les victimes du 602e sauvetage de Rivera sont grandes. Après les trois matchs face aux Jays, les Yankees disputent un match aux Twins et ensuite les Rays se rendent au Yankee Stadium pour une série de quatre matchs. Normalement, c’est à ce moment que le record devrait être battu, mais il y aurait mieux…

La finale de rêve pour l’établissement de ce record serait que Mariano attende la prochaine série pour atteindre cette marque. La série suivante oppose les Yankees aux Red Sox à New York pour trois matchs. Une haine viscérale divise ces éternels rivaux. Les Red Sox feraient tout ce qui est en pouvoir pour éviter de passer à l’histoire, ce qui rendrait cette série passionnante. 

Hors Jeu suivra le décompte de l’établissement du record de Rivera de près. 

vendredi 9 septembre 2011

Le Salon des collectionneurs rendra hommage aux Nordiques de Québec

La 16e édition de l'International des collectionneurs de Montréal sera présentée au Centre Pierre-Charbonneau les 21, 22 et 23 octobre et rendra hommage aux Nordiques de Québec.

On pourra y admirer la maquette du futur Colisée (le Colisée Videotron?) et des anciens joueurs des Nordiques seront présents pour des séances d'autographes. À la veille d’un possible retour des Nordiques dans la LNH, on a bien hâte de revoir ces anciens et d’avoir des nouvelles fraîches.

Amusons-nous et passons la commande des joueurs qu’on souhaite revoir: Buddy Cloutier, Marc Tardif, Les frères Stastny, Louis Sleigher, Wally Weir, Normand Rochefort, Daniel Bouchard et, bien entendu, Alain (Le but) Côté. Envoyez-nous vos demandes, nous les transmettrons à la direction.

Les organisateurs du Salon sont à la recherche de collectionneurs d'articles souvenirs des Nordiques (fanions, figurines, photos, bâtons, chandails, gants, publicités et autres pièces d'intérêt autographiées ou non). Si vous possédez de tels articles, contactez Léandre Normand à cette adresse courriel: info@intcoll.ca ou au 514 525-6001.

Hors Jeu vous tiendra au courant des invités à venir. Revenez-nous voir ou abonnez-vous au blogue pour toutes les nouvelles concernant le Salon.

mardi 6 septembre 2011

CKAC Sports victime de l'improvisation du ministère des Transports

On avait déploré précédemment la disparition de CKAC Sports au profit d’une station dédiée uniquement à la circulation automobile qui sera nommée Radio Circulation 730. On en sait enfin plus long sur cette regrettable fermeture. 

En 1929, CKAC devenait propriété de La Presse.
La station était alors à Saint-Hyacinthe.
Il semblerait que la vénérable station soit indirectement victime de l’improvisation qui règne dans la planification des travaux des infrastructures routières au ministère des Transports. 

Devant le désastre provoqué par les innombrables chantiers sur les routes montréalaises principalement, le ministère des Transports  a décidé d’octroyer une subvention à Cogeco, propriétaires de CKAC entre autres, pour qu’ils lancent deux stations dédiées à la circulation automobile, une en français et l’autre en anglais.

Cogeco, en partie à cause de l’opposition de ses compétiteurs Bell Media et Astral, n’a pu obtenir la fréquence 690 qui avait précédemment hébergé Info 690, une station partiellement dédiée à la circulation. Devant cette impossibilité, Cogeco a donc sacrifié la plus vieille station francophone en Amérique. 

En entrevue à Maisonneuve en direct, à la Première chaîne de Radio-Canada, le chroniqueur spécialisé en transports du journal La Presse, Bruno Bisson, déclarait que la plupart des décisions du ministère des Transports n’avait pas de plan d’ensemble du développement du réseau urbain et beaucoup d’autres travaux majeurs restent à venir dans la métropole. Cette improvisation rend essentielle la présence de telles stations radiophoniques. Bisson déclarait: «Je crois que c’est une tentative un peu désespérée de la part du ministère des Transports pour nous préparer à des années d’embouteillages records».

Tout ça pour ça. Cafouillage, improvisation et mauvaises décisions de la part de tous les intervenants au dossier mènent à un dénouement déplorable. Nommons ces intervenants, ils le méritent bien: le ministère des Transports, Cogeco et ses compétiteurs, le CRTC ainsi que le ministère de la Culture qui a permis ce transfert. On sait bien, le sport, ce n’est pas de la culture.

Soudainement, Montréal redevient une des rares grandes villes en Amérique à ne pas avoir de station radiophonique sportive. Pathétique.

vendredi 2 septembre 2011

CKAC Sports ferme ses portes

Vendredi 2 mars, le morning man de la station CKAC, Michel Langevin annonce qu’il s’agit de sa dernière émission. Selon lui, la station à vocation sportive fermera ses portes. Il semble que Cogeco, propriétaire de la station, réorientera sa vocation et elle deviendrait une station dédiée à la circulation routière, une expérience qui avait été partiellement tentée par INFO 690 et qui avait été abandonnée par manque d’audience et de publicité. La majeure partie du contenu sportif sera dorénavant diffusée sur la station 98,5 sur la bande FM. Étrange choix.

Que s’est-il donc passé pour que cette station qui voguait de succès en succès en vienne à fermer ses portes? CKAC avait réussi à obtenir des droits de diffusion radiophonique fort enviables soit ceux du Canadien, des Alouettes, de l’Impact, des Carabins et même des Blue Jays. Le défi de transformer cette station de la bande AM au passé glorieux en station à vocation uniquement sportif paraissait colossal et il ne pouvait presque pas être mieux relevé. De plus, le site web à vocation sportive de la station était un des plus visité au Québec. Bref, CKAC Sports était une grande réussite.

Capables du meilleur comme du pire
La station avait ses émissions phares auxquelles elle consacrait une bonne partie de son budget, de sorte qu’il y avait parfois une grande disparité entre la qualité de ses émissions. Disons qu’une émission de lignes ouvertes n’avait pas la même qualité que Les amateurs de sports ou Du hockey on en  mange

Parmi les bons coups de la station, Hors Jeu aimerait souligner le rapatriement de l’excellent Mario Langlois. Après avoir tenté sa chance à la télé de Radio-Canada comme animateur d’une émission matinale, un créneau horaire télévisuel qu’on qualifierait de «casse-gueule», Langlois est revenu à CKAC en douceur. Il a d’abord remplacé des animateurs au besoin de la station, se promenant d’une case horaire à l’autre. Le talent était évident et Langlois faisait souvent mieux que l’animateur régulier qu’il remplaçait. 

On lui a finalement offert une mission à la hauteur de son talent en lui confiant finalement l’animation des émissions Les gérants d’estrades et Du hockey on en mange. Des émissions tellement faites sur mesure pour lui qu’on soupçonne qu’il en est le concepteur. Mario Langlois a réussi à obtenir des confessions passionnantes de sportifs québécois qui resteront de véritables pièces d’anthologie de notre radio sportive. On pense notamment à l’entrevue avec l’inimitable Régis Lévesque qui expliquait toute son admiration pour Joe Frazier avec sa voix rauque et son langage coloré. 

Lou Lamoriello, un génie?
Les confessions de Mario Tremblay à Du hockey on en mange valaient aussi qu’on s’y attarde, spécialement à ses débuts. Tremblay venait tout juste d’abandonner le coaching et ses propos, parfois candides, provenaient vraiment de l’intérieur, d’un gars qui hier encore parlait quotidiennement aux plus hauts intervenants de la LNH.

Une des révélations du Bleuet Bionique qui nous avait fait le plus sursauter était lorsqu’il avait dévoilé les véritables raisons du congédiement de Claude Julien à la barre des Devils du New Jersey. Le congédiement de Julien était survenu à quelques jours de la fin de la saison et les Devils sous sa gouverne avaient une excellente fiche. La nouvelle avait pris le milieu par surprise. Rien ne laissait présager un tel dénouement. Les Devils, pourtant parmi les favoris, ont rapidement été éliminés dans les séries.

Jacques Lemaire et Mario Tremblay étaient devenus les entraîneurs des Devils l’année suivant le congédiement de Julien; c’est donc d’une source plus que fiable qu’ils ont su la raison du congédiement surprise. C’est le directeur général des Devils lui-même, Lou Lamoriello, que plusieurs qualifient de génie du hockey, leur avait raconté la raison du renvoi de Claude Julien.

Mario Tremblay racontait à Mario Langlois dans Du hockey on en mange que John Madden, vétéran joueur de centre défensif qui pivotait le troisième trio des Devils, était à l’origine du congédiement. Il aurait ri du tour de taille de son entraîneur lors d’une pratique en le traitant de «Fat..»! Julien n’aurait pas répliqué à ses injures.

Selon Tremblay, Lamoriello s’était dit qu’un entraîneur qui se laissait ridiculiser publiquement par un de ses joueurs sans le «remettre à sa place», avait perdu le contrôle et le respect de son équipe. Plutôt que de mettre Madden, un vétéran surpayé, à l'amende, il avait avait choisi de renvoyer son entraîneur.

Allo, le génie du hockey! Belle solidarité envers son entraîneur. Qui aimerait avoir un patron aussi sympathique? Lamoriello est reconnu pour faire payer ses entraîneurs pour les moindres déboires de son équipe. Seul Jacques Lemaire a connu un long règne sous sa direction. Au moins, il a perdu son pari et les Devils se sont lamentablement écroulés sous sa gouverne.

L’étoile de Lou Lamoriello a beaucoup pâli depuis quelques temps. Il semble avoir de la difficulté à gérer le plafond salarial imposé par la Ligue. Le contrat faramineux donné à Kovalchuk, un joueur qui joue lorsque bon lui semble, pourrait lui coûter Zach Parisé qui deviendra autonome bientôt. Les révélations de Mario Tremblay à CKAC n’ont sûrement pas aidé à redorer son blason.


Drapeau en berne, les amateurs de sport en deuil
L’insertion du contenu sportif au 98,5 fm éliminera les moments faibles de la programmation (les lignes ouvertes notamment), mais cette nouvelle station ne pourra jamais plus être considérée comme le point de ralliement des amateurs de sport québécois. Ils veulent entendre parler de sport, pas écouter les Arcand, Dutrizac ou Houde, aussi bons soient-ils.

Hors Jeu ne peut que souhaiter le retour d’une station à vocation sportive, à CKAC ou ailleurs. Ils ont fait la preuve qu’une telle station pouvait être couronnée de succès. On souhaite vivement que Cogeco revienne sur sa décision ou que ces concurrents reprennent le flambeau au plus vite. Le sport se porte mieux que jamais au Québec et la station et ses artisans en sont partiellement responsables. Chapeau CKAC et à plus tard.

lundi 15 août 2011

Gordie Howe à l’expo de Toronto en novembre 2011

La 43e édition de l’exposition automnale de Toronto aura lieu au même endroit qu’à l’habitude soit au Toronto International Centre (6900, Airport Road, Mississauga), les 11, 12 et 13 novembre 2011.


On vous rappelle qu’il s’agit de la plus grande exposition pour les collectionneurs de hockey en Amérique, donc probablement au monde (au-delà de cinq fois plus d’exposants que celle de Montréal). 


Le salon a fait une première annonce officielle des invités de marque qui seront présents pour autographier vos articles lors de cette exposition. Quatre anciens joueurs du Canadien ont confirmé leur présence: Steve Shutt, Peter Mahovlich, Mike Keane et Doug Gilmour. Des quatres, Doug Gilmour, ancien capitaine des Maple Leafs et membre du Temple de la renommée du hockey, sera assurément le plus sollicité de la foule torontoise. Les trois frères Stastny, Raymond Bourque et le vieux Marty Pavelich seront sur place le dimanche, mais l'invité qui volera la vedette sera sans l’ombre d’un doute le légendaire Gordie Howe, M. Hockey lui-même. 


Renseignez-vous sur les prix exigés pour les autographes en consultant le site web avant de faire le voyage expressément pour obtenir la signature des grandes vedettes (www.sportcardexpo.com). Il y quelques années, on exigeait jusqu’à 600$ pour l’autographe de Mario Lemieux et la file d’attente était presque interminable. Plusieurs revendeurs en profitent pour faire autographier des items de grande valeur qu’ils revendent à profit.


Une exposition gigantesque
Les vrais maniaques de hockey doivent aller à l’exposition de Toronto au moins une fois dans leur vie. Prévoyez une journée entière pour admirer tous les kiosques. La tête risque de vous tourner tellement on y voit d’articles de collection. 


Le samedi est la journée de grande affluence; le vendredi sied mieux à ceux qui préfèrent le calme et le dimanche est pour ceux qui veulent faire de bonnes affaires. Par contre, il est préférable d’arriver tôt pour marchander si vous décidez d’y aller le dimanche car les commerçants ont habituellement très hâte de quitter les lieux. Bien que la fermeture officielle du salon soit prévue le dimanche à 18h, la plupart des exposants ont commencé à remballer leur étal bien avant cette heure.


Si les bonnes affaires sont plus difficiles à réaliser le vendredi, cette journée a l’avantage d’offrir des comptoirs pleins. C’est le moment idéal pour trouver un item rare qui risque d’être parti le dimanche soir. C’est aussi le vendredi qu’on peut se procurer facilement les nouveautés très à la mode dont le prix a tendance à grimper en flèche aussitôt que les marchands en réalisent la popularité.

lundi 11 juillet 2011

Les Knickerbockers de New York ont créé le baseball

Les historiens du sport attribuent la naissance du baseball tel pratiqué aujourd'hui à une équipe amateur de New York, les Knickerbockers. 

Il existait aux États-Unis plusieurs versions de jeux de balle et de bâton dont les règles variaient pour s'adapter aux besoins immédiats comme le nombre de joueurs présents ou la dimension du terrain disponible.

Dans le but d’éviter les conflits d’interprétation des règlements, Alexander Cartwright, membre de l’équipe newyorkaise s’est mis à la tâche en 1845 d’édicter quelques règles de base qui ont constitué celles du baseball actuel.

Le jeu tel que joué par les Knickerbockers et leurs adversaires n’était pratiqué que dans la région de New York, le berceau du baseball. C’est la parution des règles dans deux journaux, le Porter’s Spirit of the Times et le New York Clipper, qui ont disséminé ces règles à travers le pays. Les journaux américains en étaient à leurs débuts à cette époque et ils représentaient une véritable révolution comme l’a été la télévision dans les années 1950 ou la venue d’internet dans les années 1990. Lire le journal était «à la mode» à cette époque et les règles du baseball tel que joué à New York en ont profité.

Un premier club à l’ouest de New York a été fondé à Detroit en 1857, le Detroit Franklyn Base Ball Club, par Harvey Starkey qui avait été séduit par la lecture des règles de ce nouveau jeu en vogue dans le New York Clipper.

Les fameux Knickerbockers, source Baseball Hall of Fame.
Le baseball menacé de disparaître
Étrangement, c’était une considération bien plus terre-à-terre qui a faillit tuer le baseball: le manque de balles. 

Les Knickerbockers existaient depuis un moment — le club avait été fondé en 1843— et le baseball tel qu’ils le pratiquaient restait confiné à la région immédiate de New York. Un des plus grands problème était la disponibilité des balles.

Au début, les balles étaient molles et parcouraient peu de distance. On pouvait retirer un joueur en le touchant avec la balle ou… en la lançant sur lui lorsqu’il n’était pas sur le but! Les joueurs se sont mis à utiliser des balles plus dures qui voyageaient sur de plus grandes distances et cela rendait le jeu plus exitant. On imagine que c’était à ce moment qu’on a cessé de lancer la balle sur le joueur pour le retirer. On a préféré opter pour lancer la balle au but avant que le joueur ne s’y rende.

Publicité annonçant le match entre Rochester et les Royaux de Montréal
publiée dans Le Petit Journal en 1947
Ces balles plus dures étaient quasi introuvables et l’arrêt-court des Knickerbockers, Daniel Adams, a dû les fabriquer lui-même pendant plusieurs années. Seul son amour du jeu l’a fait persévérer dans cette tâche essentielle. Il ne trouvait personne qui voulait s’acquitter de cette tâche. Un jour, un soldat écossais lui a donné un conseil capital. Suivant un vieux principe de fabrication des fouets de cuir cousu, il lui a montré à coudre ensemble deux pièces de cuir de cheval.

Fort de ces conseils, Adams a continué à produire le balles utilisées lors des parties jusqu’au début de la décennie de 1850 où il a finalement trouvé un cordonnier qui accepté de prendre la fabrication des balles à contrat sauvant ainsi ce sport naissant.

jeudi 23 juin 2011

Maurice Richard brise les coeurs

Dans nos innombrables lectures de documents anciens, il existe des perles qu’on se doit de partager. Nous vous proposons donc un article hilarant publié dans le journal Parlons Sports, édition du samedi 31 janvier 1959. Il s’agit d’une lettre écrite au journaliste Conrad Bernier qui tenait la chronique du courrier des lecteurs. Nous la transcrivons intégralement; cela se passe de commentaire tellement le texte est incroyable:

«Monsieur Conrad Bernier,

C’est un mari heureux qui vous écrit, un mari qui goûte d’autant plus la joie de son foyer et l’amour de son épouse qu’il a failli les perdre. Tout ça à cause d’une gentillesse que je fis à mon épouse, lors d’une visite à Montréal, l’an dernier. Je l’amenai au Forum pour assister à une joute de hockey dans laquelle Maurice Richard eut le bonheur, pour lui, mais le malheur, pour moi, de compter le but vainqueur. Ma très chère épouse fut tellement frappée de la vigueur, de l’énergie, du talent, de la moribolance, quoi!, de ce cher Maurice qu’elle ne put s’empêcher de le comparer à moi. 

J’ai aussi 37 ans. Mais peut-être parce que le travail de bûcheron est plus épuisant et exige plus d’énergie, surtout d’un «scéneux» comme Maurice, je suis un homme fini. Mon visage contracté par l’effort a perdu la beauté de ses 20 ans, les rhumatismes me font le dos un peu rond, et, surtout, je n’ai plus d’endurance au travail. Imaginez si j’eus un désavantage énorme dans la comparaison de mon épouse. 

Elle en vint à négliger tout son travail pour s’asseoir et rêver à lui. Je dus, malgré mon modeste salaire, lui acheter un appareil de télévision pour qu’elle puisse revoir son «cher» Maurice, comme elle le disait si bien, et l’abandonner à tous les journaux sportifs. Inutile de vous dire que, depuis l’été, elle ne lit plus Parlons Sports, mais ce n’est guère une économie puisque c’est moi qui ne puis m’en passer. Par mesure de représailles de n’être pas joli et fin comme son Maurice, elle me refusa même quelques plaisirs légitimes: madame ne voulait pas perpétuer une race de déchus de mon espèce.

J’étais au désespoir et bien près de faire des folies, lorsque, par hasard, je trouvai la photo de Maurice Richard que vous trouverez ci-joint. Je la montrai à ma femme en lui disant: «Tu me compares à Maurice Richard, mais t’es-tu déjà comparée à ces beaux moineaux avec lesquelles il semble bien s’entendre…» Ce fut le coup de foudre, la réconciliation avec un homme laid et maladroit, mais bien à elle. Depuis, l’harmonie règne au foyer et Richard doit soustraire une unité à la somme de ses «femmes infidèles»…

Si je vous écrit, Monsieur Bernier, c’est pour vous donner un moyen de combattre les «femmes» de Maurice en publiant cette photo dans votre journal ou bien en la faisant circuler parmi les maris désespérés. Bonne chance dans cette lutte. J’ai trouvé le truc. Je vous prierais de ne pas publier mon nom et mon adresse par crainte de reprise des représailles. Depuis cette visite au Forum, je suis devenu un admirateur des Bruins de Boston. Pouvez-vous en parler un peu plus et publier une belle photo de Bronco Horvath et de Don Simmons. Merci à l’avance.»

Votre femme est secrètement amoureuse de Maurice Richard? Allez-y. Imprimez cette scandaleuse photo et montrez-lui.

mardi 21 juin 2011

La rondelle du but marqué par Bobby Orr en vol plané



MISE À JOUR
On vous avait parlé du commerçant Len Pottie qui avait apporté la rondelle du but qui avait donné la Coupe Stanley aux Bruins de Boston en 1969-70 au Salon des collectionneurs de Montréal. Il s’agit probablement de la scène la plus mémorable de l’histoire des séries de la Coupe Stanley où on voit Bobby Orr célébrer son but les bras dans les airs en parallèle avec la glace après que le défenseur des Blues, Noël Picard, l’ait fait trébucher.
Bobby Orr faisait la promotion de plusieurs marques.
Ici, une publicité pour les produits de rasage Black Label
parue dans le magazine Perspectives en octobre 1973.

D’où vient cette rondelle
Pottie était de nouveau au Salon cette année comme à toutes les années. Nous avons profité de son passage à l’expo pour lui demander d’où il tenait cette fameuse rondelle et l’histoire qu’il a raconté était fascinante.

Len Pottie a acheté cette rondelle parmi un lot d’un collectionneur qu’il connaissait bien; un vieux client. C’est Len lui-même qui lui avait vendu cette rondelle. Cette fois, l’homme cherchait à vendre sa collection entière. Il trouvait preneur pour certaines pièces particulières, mais jamais pour la collection entière d’un seul coup. Pottie se doutait bien qu’il recevrait un jour un appel.

L’appel est venu et Len connaissait très bien la qualité exceptionnelle de l’énorme collection que l’homme tentait de vendre; il lui avait lui-même vendu une grande partie de ces pièces dont cette célèbre rondelle.

Pottie savait que peu d’acheteurs pouvaient s’offrir la collection entière et il s’attendait à ce que son client éprouve ces difficultés à vendre une si belle collection. Après une longue conversation, il lui dit: «Je suppose que vous avez une idée du prix que vous souhaitez obtenir de la collection entière». Le vendeur lui répondit dans l’affirmative. «Alors je vous ferai une offre», répondit Pottie.

Les deux convinrent d’une procédure au téléphone. Chacun de son côté préparait l’envoi d’un courriel sur lequel ils écrivaient leurs prix et l’envoyait simultanément.

Le vendeur avait préparé son courriel avec une somme qui dépassait le million et, au signal, les deux hommes ont appuyé sur le bouton Envoyer le message.


Pottie a reçu le courriel qui annonçait la somme que l’homme souhaitait recevoir et lui recevait au même moment un courriel sur lequel il était simplement écrit: «You've got a deal» (J’accepte votre offre). À ce moment, Len Pottie est redevenu propriétaire de la rondelle du but marqué par Bobby Orr.



Des commentaires? Des suggestions? N’hésitez pas à nous écrire. 

lundi 20 juin 2011

Les maudits arbitres (2e partie)

Nous vous avions parlé précédemment d’un arbitre qui avait évité le lynchage de peu à Québec en 1895 ( voir Les maudits arbitres).

Dans la série finale de la Coupe Stanley de 1927-28 entre les Sénateurs d’Ottawa et les Bruins de Boston, l’arbitre du quatrième match n’a pas eu autant de chance. Le match était officié par le Docteur Laflamme — il était vraiment médecin — et son adjoint Billy Bell. Les Bruins devaient à tout prix gagner les deux derniers matchs de cette série disputés à Ottawa car les trois premiers matchs s’étaient terminés par deux parties nulles et une victoire des Sénateurs.

Ce match sans lendemain était rude et les arbitres ont vite perdu le contrôle de la partie lorsque le défenseur des Bruins, Lionel Hitchman, et Ed Gorman des Sénateurs se sont mis à échanger des coups de bâton. L’échange est resté impuni et les joueurs des deux équipes ont décidé de régler leurs comptes.

Le robuste joueurs de centre des Sénateurs, Hooley Smith, avait promis d’avoir la peau d’Eddie Shore, la vedette des Bruins. Il a levé son bâton et a frappé violemment le tête de celui qu’il croyait être Eddie Shore sauf qu’il s’agissait de Harry Oliver, un joueur pacifique des Bruins qui n’aurait jamais fait de mal à une mouche. Laflamme, encore une fois, n’a signalé aucune infraction sur le jeu.

Shore, lui-même un joueur très robuste marqué par les arbitres, se tenait juste derrière Smith. L’idée de lui fracasser le crâne à son tour lui a traversé l’esprit, mais il s’est retenu. Il a plutôt assené une taloche bien sentie derrière la tête de Smith et, cette fois, Laflamme a décidé de sévir. Les deux joueurs ont reçu des pénalités mineures.

Art Ross et Lionel Hitchman
Au banc des Bruins, l’entraîneur Art Ross, était furieux et hurlait en demandant des explications à l’arbitre. Comment pouvait-il n’accorder qu’une simple mineure à Hooley Smith qui s’était presque rendu coupable de tentative de meurtre?

Laflamme et les Bruins n’en étaient pas à leurs premières démêlées. Frank Frederickson, le premier centre des Bruins racontait: «Nous avons perdu le match et la Coupe. Après la partie Art Ross, toujours furieux, nous a réunis dans le vestiaire et a dit: «Le premier qui attrape l’arbitre aura droit à une prime de 500$».

Laflamme a rapidement été entouré de gilets jaunes et bruns alors qu’il se rendait à son vestiaire sous les estrades de l’aréna. Billy Coutu, un robuste défenseur qui avait été capitaine du Canadien auparavant, lui a assené trois bons coups de poings. L’arbitre s’est effondré et a été victime des attaques des autres joueurs des Bruins, toujours furieux. Billy Bell, le collègue de Laflamme, a tenté de s’interposer et, à son tour, un joueur des Bruins l’a envoyé au plancher.

Le propriétaire des Bruins, Charles F. Adams, était lui aussi en colère d’avoir vu l’arbitre ruiner ses chances d’amener la Coupe à Boston. Il couru sous les estrades pour s’en prendre à son tour à Laflamme. Il n’eut pas cette chance. Quand il arriva sur les lieux de l’incident, c’était pour voir l’arbitre qui volait dans les airs, expulsé de l’aréna par ses joueurs.

Adams décida quand même d’offrir un bonus de 10 000$ à ses joueurs pour leur tenue dans les séries, une somme colossale pour l’époque. Billy Coutu fut tenu responsable de l’émeute et il fut expulsé de la LNH par le président Frank Calder. Dans l’enveloppe que lui remit Adams, il y avait son chèque de 10 000$ et un autre de 500$, confidentiel, celui-là.

Tiré de Eddie Shore and that Old Time Hockey de C. Michael Hiam.